Le hasard fait parfois bien les choses …

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Le hasard fait parfois bien les choses !

Je ne publie jamais rien de personnel sur facebook qui ne me semble pas fait pour une forme d’exhibitionnisme personnel, de valorisation de ma propre existence, ou de satisfecit hymne à la gloire de tel ou tel idole, mentor, qu’il soit politique, religieux, philosophique ou autre. 

Facebook ne me sert qu’à publier des billets d’humeur, des coups de gueule, des provocations destinées à poser les problèmes qu’induisent les certitudes communes et les vérités immanentes, ou parfois des évènements professionnels retraçables par ailleurs, et vous n’y verrez rien de ma vie privée, pire de celle de mes enfants ou de ceux de mon épouse, pas même des photos. Gardez bien celle-ci, vous n’en aurez pas d’autres !

Je n’ai pas la plume aussi flamboyante, romantique et référencée que mon éternel et meilleur contradicteur @richardpellegrino avec qui nous partagions les bancs de l’école des enfants, ou celle plus littéraire, diplomatique mais terriblement efficace d’un autre des mes avocat d’ami @thierryygouf avec qui nous partagions cette fois-ci les bancs de notre école.

Mais la mienne est plus libre, plus irrévérencieuse, et je n’attends rien, de personne, et surtout pas de mon parti auquel je ne dois rien, pour le moment en tout cas. Les partis sont en France des machines à investitures dont on peut fort bien se passer si nécessaire.

Mais le hasard d’une paparazziade fait que notre photo de mariage a été publiée, et je ne remercierai jamais assez celui qui l’a fait, pour plusieurs raisons, entre autre parce qu’il me permet cette amusante mise au point.

  • Il nous a marié et a prononcé à cette occasion quelques mots me concernant, des mots qui font chaud au coeur de ceux qui comme moi sont engagés car ils sont rares en politique : Intégrité, indépendance, opiniatreté. Merci Jean-Marc Perrin.
  • C’est l’occasion aussi de rassurer mes meilleurs « amis » quant à mes convictions et mon engagement politiques. Préservez m’en, mes énemis je m’en charge, je reste de droite modérée, toujours encarté du même parti. 
  • Je suis libéral, bien plus que ceux qui ont partagé avec moi les rangs du RPR, puis de l’UMP qui ne sont souvent que conservateurs, voire pire : réactionnaires.
  • Progressiste, européen, libéral car je pense que l’intérêt commun ne se développe qu’en tant que résultante des intérêts particuliers : Demandons nous tous ce que nous pouvons faire pour notre contrat social, avant de nous demander ce que notre contrat social peut faire pour nous. La mauvaise période que traverse Macron – bien instrumentalisée par ceux qui n’ont pas grand chose à proposer d’autre, et relayée par des medias qui entre la coupe du monde de foot et le tour de France n’ont rien à écrire de consistant – ne sont finalement que très peu au regard des réformes très libérales dont la France avait besoin, et que la droite n’a pas eu le courage d’imposer quand elle en avait les moyens.

On ne fait pas d’omelette sans casser des oeufs et nous verrons bien ce qu’il reste de l’affaire Benala dans quelques semaines. Pschitt abracadabrantesque dirait l’autre !

 

Que mes amis politiques se rassurent, mon avenir est devant moi et ma passion première je la cultive actuellement à Bruxelles où il est finalement plus facile de croiser sa tasse de café au Parlement Européen avec Guy Verhofstadt, un vrai, grand social-libéral à l’immense charisme, qu’avoir un rendez vous avec un conseiller municipal marseillais qui vous renvoie avec suffisance et arrogance vers « sa collaboratrice ». Sa collaboratrice, on croit rêver.

Ah si le conseiller municipal de Marseille pouvait, si Guy Verhofstadt savait ! Plus facile de prendre un café avec le possible futur président du Parlement Européen qu’avec élu de quartier à Marseille.

Si les elus locaux dont j’ai été se rendaient compte combien leurs écharpes et indemnités sont de fragiles bâtons de maréchal, ils passeraient plus de temps à tenter d’avoir des idées, plutôt qu’à « partager » celles des autres, sur Facebook en particulier.

Je briguerai d’autres mandats, en France ou en Belgique, un jour, dès que l’opportunité se présentera. Pas pour une décoration, gratification, une écharpe de plus ou pire, une indemnité que je suis parfaitement capable de reverser à une association d’aide aux personnes en difficulté, comme quand je m’occupais de SDF ou que je visitais les taulards à Luynes.

Si je suis de nouveau élu, ca ne sera pas pour prendre, mais pour donner, comme Raki. Donner ce que je crois avoir compris de la politique, et transmettre un peu de ma passion qu’est l’Europe, des réformes dont elle a probablement besoin et tenter de contribuer modestement à la remise en route du projet France et du projet Europe. 

On est forts qu’ensemble face à la sauvagerie. La rigueur, la dureté et le repli identitaire, nationaliste et souverainiste n’ont ni sens ni avenir dès lors que sont libérés les flux, qu’ils soient d’argent, d’idées ou mieux, d’hommes. C’est vrai depuis internet et ça ne s’inversera pas. On a jamais vu une société revenir sur des acquis libérant les hommes de leurs jougs de pensée. Même l’Eglise n’y est pas parvenu. Elle ne maintient son pouvoir par quelques indulgences, sermonts, admonestations et encore.

La liberté et l’égalité ne sont que des droits, la fraternité est plus que ça : C’est une obligation morale qui n’a pas de patrie.

Je resterai pratiquant, croyant mais laïque – ces dimensions ne sont pas antinomiques – car c’est pour moi la quatrième devise de la République qui pour permettre à toutes les confessions, les convictions de s’exprimer sur son territoire, n’en privilégie aucune.

Mais le plus dur reste à faire, en comparaison de quoi un éventuel prochain mandat n’est que peu de chose. Car après avoir rempli au mieux de ce qu’il m’était possible de le faire mes fonctions parentales pour aider le gendarme Jean-Baptiste Poitou à faire de sa vie un rêve, et de son rêve une réalité – en dépit de quelques difficultés rencontrées dans les années 2000 -, Il me reste maintenant à permettre aux deux merveilleux enfants « clé en main » que le bon Dieu dans sa grande mansuétude a mis sur mon chemin accochés aux mains de leur mère, à être des Hommes.

C’est à dire précisément être responsables, afin de sentir qu’en posant leurs pierres ils contribuent à bâtir le monde. La découverte du handicap nous confronte à la différence, mais loin de me léser ce nouveau combat que je ne prévoyais pas m’a enrichit, puisque j’ai du ré-apprendre à dessiner des moutons pour un petit Prince qui ne les voit pas, en tout cas pas comme nous.

Je souhaite à tous ceux qui nous ont si affectueusement félicités pour notre mariage, autant de difficultés que j’en ai rencontrées pendant ma vie. Ca n’est pas dans la facilité qu’on se construit, mais dans l’adversité qui nous pousse à sortir de notre zone de confort pour inventer des solutions nouvelles à des problèmes qu’on n’immaginait même pas. Une des définitions de l’intelligence acquise, au passage. 

Merci Jean-Marc.