• Apart from 70th Cannes Film Festival - The amfAR Gala Cannes 2017 at Hotel du Cap-Eden-Roc on May 25, 2017 in Cap d'Antibes, France.

Shanina Shaik 






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Cannes : des jambes sans fin, avec rien au bout …

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La grande parade du cirque de Cannes démarre, où l’on ressort les vieilles gloires défraichies et de jeunes starlettes prêtes à tout …

Tous balancent aujourd’hui sur Harvey Weinstein, mais tous savaient depuis longtemps. D’ Emma de Caunes, à Léa Seydoux, en passant par Judith Godreche. Pourquoi n’ont-ils rien dit avant ?

Quand on pense qu’il aurait suffit qu’elles refusent, pour que rien ne se passe

Et les médias qui s’offusquent et font gorges chaudes de ce scandale, alors que plusieurs avaient accepté les aimables pressions du groupe The Weinstein Company afin de ne pas diffuser le premier reportage qui dénonçait la situation, en 2004 …

Crainte de représailles, ou plutôt poids financier de 300 nominations aux Oscars, de carrières construites ou brisées au gré de ses envies, des films étrangers distribués sur le marché américain, d’une mainmise sur le tout Hollywood.

« Dans un milieu aussi petit, les gens ont peur pour leur carrière. En dénonçant de tels actes, il faudrait être prêt à devenir persona non grata à Hollywood, ce qui demande une certaine force de caractère. » indiquait la psychiatre Laure Salmona.

Quelle psychiatre celle-là ! Et pourquoi pas envisager l’hypothèse inverse, qui, plutôt que de faire une persona non grata aurait conduit celle qui osait à devenir célèbre pour avoir osé ?

Et pendant ce temps, un(e) aréopage de femmes savantes vient sur France-Inter ce matin, alors qu’on nous ressort l’immortelle Eva Bettan qu’on ne nous ressort qu’à cette occasion, pour venir défendre le concept féministe et finalement justifié selon lequel on préfèrerait que la moitié des films présentés soient le fruit de réalisatrices, que les films primés le soient en raison du talent des actrices plutôt qu’à l’effet #balancetonporc et que finalement les femmes ne soient plus des objets de convoitise marketés.

Bref. Ce festival était déjà une mascarade cinématographique, sorte de quinzaine d’auto-congratulation, de séances d’auto-satisfactions professionnelles sans consistance, pour alimenter les paparazziades et les unes des tabloïds. NI mieux, ni moins bien que celui d’Hollywood.

Alors que Cannes continue à nous présenter au 20h, la montée des marches sur tapis rouge, de jolies jeunes femmes sans culotte ni sous-tiff, des jambes sans fin avec rien au bout.

Ca n’a aucune valeur culturelle ou artistique, mais au moins c’est sexy. Et quand on a rien d’autre à offrir, au moins ça fait de l’audience, en attendant les dernières confidences concernant les déviances inavouables de Woody Allen, ou Roman Polanski.

Ah oui, mais eux, ce sont de grands réalisateurs. Ah, pardon.

 

Patience, c’est bientôt Monaco et les grid girls puis Roland Garros et les hôtesses de loge, je m’en retourne à ce qui est pour moi le plus beau film français, Ascenseur pour l’Echafaud, où Jeanne Moreau est autrement plus séduisante que Brigitte Bardot. L’une est diablement belle, l’autre n’était que sexy.