Gaudin démission ? Polémique bien sur.

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Christian Nicol, ancien inspecteur général de l’administration du développement durable avait remis en 2015 un rapport Nicol 2015 alarmant, précis, qui faisait l’état de l’existant, proposait des actions correctives urgente, puis à moyen et à long terme, et surtout identifiait par arrondissement, par niveau de fragilité, de dangerosité et surtout par quartier (et avec photos à l’appui sur les ilots prioritaires), l’état plus qu’inquiétant du parc immobilier de Marseille.
La liste des élus, administrations, syndics, et organismes para-municipaux rencontrés est complète, tout comme le zonage des localisations à problème (dont très précisément le quartier Noailles – Notre Dame du Mont).

Lors de la remise de ce rapport, Monsieur Nicol avait été accusé de parti pris, parce qu’il déclarait que la ville de Marseille était en situation de déni de la situation, au regard de la ville de Paris. Ainsi déclare t il le 7 Novembre 2018 à France TV Info :

« Oui, ils étaient un peu tous dans le déni, parce que, ce qu’ils ont retenu de mon rapport quand je le leur avais présenté, c’est qu’ils n’étaient pas contents parce que je disais que ça n’allait pas alors qu’ils étaient persuadés qu’ils faisaient tout ce qu’il fallait. Du coup, on m’a accusé d’avoir un parti pris et ça a été le motif pour justifier que rien ne se fasse et que tout reparte comme avant. ».

Que chacun assume ses responsabilités, et que ce drame ait au moins un effet déclencheur d’une prise de conscience, afin que des décisions soient prises. Mais on ne peut prendre des décisions correctives, qu’après avoir admis l’état de l’existant. On ne traite les conséquences qu’après avoir accepté les causes.

Et encore ne parle-t-on plus pour le moment de l’état honteux de certaines écoles marseillaises, au sujet desquelles Libération publiait un article de fond de 4 page, titrant en une : « Ecoles à Marseille : la honte de la République »

Après le pénal, vient toujours le civil, et là, il n’y qu’à lire l’excellente mise au point de Mediapart en partenariat avec le Ravi, pour comprendre comment le patrimoine foncier marseillais a été dispersé dans par Marseille Aménagement, dans une gabegie dont certains ont nécessairement profité. Alors dans un édito plein de sa fougue habituelle, Jean-Michel Apathie a raison, tout comme avait raison Bertold Brecht qui écrivait Celui qui ne « participe pas à la lutte participe à la défaite. »

 

Avec le développement fulgurant des médias depuis une vingtaine d’année tout reste en mémoire, et les promesses de certains politiques n’engagent plus seulement ceux qui les croient, mais cette fois-ci enfin aussi ceux qui les ont tenues.

Suivre Frédéric Poitou:

Frédéric Poitou est né à Rouen, et y a fait des études au Conservatoire en musique-études en section piano. Il s'est ensuite orienté vers des études scientifiques où il a obtenu un diplôme d'ingénieur, puis un doctorat en Chimie. Il est Expert Judiciaire en France, en Belgique et à Luxembourg, et agrée par les Institutions Européennes.